Femme et sportVolleyball

Volleyball /Quand le sport triomphe du racisme

Par Louis Ruzoviyo

Telle est Paola Egonu Paola l’Italienne d’origine africaine harcelée pour sa « peau d’ébène » et pourtant médaillée d’or olympique (2024) et championne du monde (2025) pour son pays!

Un journaliste avait demandé au « roi » Pelé s’il avait été victime du racisme sur le terrain de football! C’est à quoi il s’était empressé de répondre: :  » Aux cris de singe à mon égard, je répondais par un but au club de mes détracteurs et ils étaient bouche bée et bouche cousue « . Cet enseignement aurait parvenu dans les oreilles de Paola Egonu meilleure joueuse de l’équipe nationale Italienne au moment où elle menaçait de se retirer encore de l’équipe nationale à peine revenue après son retrait volontaire en 2022. C’est qu’elle voyait à Rome, la capitale européenne après les Jeux Olympiques de Paris, la médaille d’or au cou, un tableau peint en son honneur abîmé et vandalisé par un groupe de racistes. Aux Pays- Bas, dans une compétition Internationale gagnée contre les Etats Unis, elle s’était vue vilipendée pourquoi elle était Italienne etc…

Face aux insultes racistes, heureusement le grand journal sportif vint au secours de la championne Egonu et marquer en grand titre;  » Tu es notre fierté nationale » ! Pareil soutien avait été émis également envers le brillant attaquant footballeur italien de l’équipe nationale en l’occurrence Mario Barotellli d’origine ghanéenne.

C’est que AIPS (Association Internationale de la Presse Sportive) sous l’impulsion de son actif président italien Gianni Merlo a fait sienne le combat contre le racisme dans le sport par l’enseignement des valeurs sportives

Paolo Egonu et Mytiam Sylla un duo sécurisant!

Si le Volleyball fait partie des sports, on n’en doute pas que l’impact de Paola Egonu et Mytiam Sylla est déterminât au sein d’un collectif bien huilé! Paola Egonu (1,88m) est des parents nigérians tandis que pour Mytiam Sylla (1,84 m) ses parents viennent de la Côte d’Ivoire! La première est plebycitée de meilleure joueuse du monde et la seconde a été classée de meilleure joueuse dans un championnat d’Europe et du monde!

Au dernier championnat du monde en Thailande (Du 22 août au 7 Septembre, 20ème édition), l’Italie s’est extirpée du premier tour sans peine, battant la Belgique, la Slovaquie et Cuba sans encaisser le moindre set (3-0). L’Italie déjouait ensuite l’Allemagne au 1/8 de finale ainsi que la Pologne en 1/4 de finale. En 1/2 finale s’avérait plus ardue face aux solides brésiliennes (3-2). La finale (Italie- Turquie) opposait des « stars » qui se connaissaient bien.!  Dans le camp italien, l’on avait précisément Paola Egonu qui est passée par le club turc Vikif Bank en 2023 tandis que Mytiam Sylla est encore en Turquie, au Galatasaray Volleyball. Du côté turc, c’était l’étincelante Melissa Vargas la Turque d’origine cubaine affiliée au Fenerbahce Volleyball. L’on assista ainsi à une finale haletante de haute classe, indécise jusqu’ au bout et la victoire se fit sur un détail extrême: l’étalage d’un bloc sans faille italien auquel se heurtait les smatches puissants turcs sous la houlette de Melissa Vargas qui s’avouait vaincue à l’issue d’un match apres très disputé!

De cette équipe Italienne, retenez ainsi ces noms relatés: Paola Egonu et Mytiam Sylla, deux feux follets de la Squadra Azura, l’équipe Italienne. Les joueuses sont passées à travers « vents et marées », porteuses de la flamme de la résistance et l’émulation sportive!

Regarder ces dames aux mains de plomb triomphant, voler, le corps en équilibre distillant passes et smatches rageurs: c’est une volupté!

Elles méritent ce passage de l’hymne homérique à Apollon, le Dieu grec de la beauté;

« Ō Muse de l’Hélicon aux bois profonds,

Filles de Zeus retentissant, vierges aux bras glorieux.