Une association de lutte contre les drogues s’est associée a celle de jeunes francophones pour organiser une course d’athlétisme dont le coup d’envoi a été lancé, le 21 avril 2019, sur la place de l’indépendance.
Par Thierry Niyungeko
Venus de tous les coins du pays, des athlètes se sont rassemblés sur la place de l’indépendance pour une course dont le but est de sensibiliser sur les méfaits de la drogue. « Je cours plus vite que les drogues » est le thème choisi pour cette occasion. Une véritable manifestation sportive qui a réuni de jeunes et vieux, anciens athlètes et ceux en activité s’est produite en commune urbaine de Mukaza. Des prix d’encouragement étaient prévus pour les dix premiers arrivants de chaque catégorie, le premier avec 100 mille BIF. Sans surprise, les athlètes en activité comme Rodrigue Kwizera et Francine Niyomukunzi qui représentaient dernièrement le Burundi au championnat du monde de Cross-country d’Aarhus au Danemark ont raflé les premières places de cette course.
Pour Jean-François Nsengiyumva, directeur du Marketing et des Ventes chez Modern Diary Burundi, une initiative luttant contre l’usage des drogues à travers une activité sportive devait bénéficier de l’appui de sa société dont les produits sont conçus pour améliorer la sante de la population. « Une manifestation sportive pouvant réunir plus de mille amateurs d’athlétisme de toutes catégories d’âges autour d’un objectif aussi louable que la sensibilisation pour lutter contre la drogue est la bienvenue chez nous », déclare-t-il, fier d’avoir apporté du lait Natura pour le rafraîchissement de tous les athlètes qui ont parcouru les 5,3 Km en jeu.
Un fléau qui menace la jeunesse
L’ancienne gloire de l’athlétisme burundais Dieudonné Kwizera dit Muvuduka a vivement salué cette initiative luttant contre un fléau qui menace la jeunesse d’aujourd’hui. « Effectuer une course dans le but de manifester le rejet de l’usage des drogues est une lutte que nous devrions organiser souvent afin de sensibiliser la communauté et surtout les jeunes qui en consomment à l’abandonner », a-t-il exprimé lors de son allocution. Et de souligner les méfaits de l’usage des drogues qui détruisent l’avenir des jeunes, des familles et partant de toute une patrie. L’actuel président de la Fédération d’Athlétisme du Burundi (FAB) a saisi cette occasion pour remercier les organisateurs qui ont choisi sa discipline sportive qui a toujours défendu l’honneur de la patrie dans de nombreux meetings internationaux du monde entier.
Une course à rééditer pour une efficace sensibilisation
Pour Valentin Havyarimana, représentant légal de l’association burundaise pour un monde de Paix sans Drogue (ABMPD), cette course est une activité que les organisateurs comptent rééditer dans l’avenir pour une sensibilisation efficace. « Il y a ceux qui font recours aux dopages croyant qu’ils remporteraient des compétitions et nous sommes heureux que de grands athlètes locaux se soient associés à notre activité parce qu’ils vont beaucoup contribuer dans la réalisation de ce projet », s’enchante-t-il. M. Havyarimana trouve que la réussite de cette course qui a vu la participation d’anciens usagers des drogues apportera de la valeur ajoutée dans l’atteinte des objectifs de son association qui rêve d’un monde paisible sans drogues.
Satisfaction des athlètes
Convaincu que la multiplication des compétitions implique l’amélioration des performances, l’athlète Rodrigue Kwizera trouve que cette course vient apporter de la plus value dans l’athlétisme local. Après une brillante performance de cette occasion, le premier arrivant encore frais et plein d’énergie a souhaité que les organisateurs de cette compétition le refassent pour d’autres éditions. Rappelons que le jeune Rodrigue s’est dernièrement positionné à la 11e place au niveau mondial au championnat du monde du cross-country d’Aarhus.
Pour Francine Niyomukunzi qui a obtenu la première place de la catégorie féminine, la satisfaction est grande pour elle est ses collègues qui viennent de remporter les meilleures places de cette course. Habituée du demi-fond dont elle est la première au niveau national, cette athlète qui s’entraîne en Ouganda estime que ce genre de compétition contribue à défendre une bonne cause qu’est la lutte contre la drogue qui affecte énormément les jeunes.

