Football

Fooball- Euro 2024: L’Espagne cueille sa 4ème étoile, un record !

Par Louis Ruzoviyo 

Le football offensif est à l’honneur, réhabilité !

 

Les adeptes du beau football étaient aux anges quand l’Espagne a cueilli sa 4ème étoile- la Coupe d’  Europe de football, à Munich, (17ème édition); remportant tous ses sept matches de belle manière. Tout y passait, à la grande joie de ses supporters dans  un allant collectif fluide grâce à la virtuosité de ses joueurs, se passant la balle presque les yeux fermés. Une équipe qui cherche à préserve sa cage inviolée sans la moindre but au compteur (Catenacio), telle n’est pas la philosophie espagnole. Il s’agit plutôt de  gagner par des buts, ce qui signifie la prise de risques  sur le terrain. C’est l’exercice préféré du gamin Yamal et son ami Nico, les brillants attaquants espagnols. Le jeu en profondeur, en verticale, pieds droit extérieur, intérieur, font  partie de leur panoplie- Ce sont 15 buts marqués, à peu près le double de l’Angleterre  (8 buts) finaliste perdant pour la seconde fois d’affilée dans cette compétition !

But de l’Euro,

Signé: « Bel » Bellingham !

Je l’encense et l’admire, je l’acclame, au sens propre comme au figuré !Au sens figuré, c’est que  le football est récréation existentielle: mission accomplie !

Au sens propre, c’est un but d’ontologie, un ciseau magique: une combinaison de la « bicyclette » et « l’aile de pigeon »!

« Bel » Bellingham, telle une âme en peine, on l´avait vu sur le terrain, quelques minutes avant son but, yeux hagards, comme se dire  » les trois lions » « Three lions », ne peuvent point tomber et manquer au tour suivant, les 1/4 de finales et perdre face à la Slovaquie regroupée et  repoussant tous les assauts !

Il apparut que les Anglais menés ainsi par un but à zéro étaient près de rompre, suite au but prématuré slovaque. Des essais anglais ne donnaient rien tel Rice fracassant le montant ! Entretemps, un lob  slovaque des 50m faillit même aboutir et clore définitivement l’espoir anglais!

Voici alors qu’une remise en touche sourit aux anglais en temps additionnels. Elle ricochait  la tête du colosse remplaçant Toney pour atterrir à mi hauteur de Belligham en embuscade. Goal ! Un ciseau exceptionnel faisait mouche, renvoyant les deux équipes à égalité menant aux prolongations, le moment où le véteran Kane  se chargeait du reste: le deuxième but de la victoire (2/1).

« Bel » Belligham avait quitté très jeune ses parents pour jouer en Allemagne à  Dortmund. Real Madrid touchait à son porte- monnaie, sans vergogne (plus de 103 millions d’Euros). Le club madrilène n’allait pas le regretter, vainqueur du championnat espagnol (liga), super coupe d’Espagne et de la ligue des champions en détrônant du même coup le tenant du titre,  Manchester City et Bellingham à la « baguette !

Real Madrid peut pavoiser, jusqu’ en 2029 selon le contrat. Pour sa première saison au club, Belligham est meilleur buteur au club (19 buts), élu meilleur joueur de la liga en attendant d’être sacré un jour meilleur joueur européen !

« Bel » Bellingham, « Que Belo » s’exclament les italiens. C’est ainsi que le journal italien « Tutto Sport » en connivence avec d’autres journaux sportifs européens lui ont attribué le titre de  » Golden Boy » un prix du jeune footballeur en Europe ayant le plus impressionné au cours de la saison, 2023,  à 20 ans !

« Es Bonito », c’est joli scandent les espagnols de voir Belligham balle au pied dans ses chevauchées fantastiques !

Lamin Yamal et son pied gauche: c’est un fusil à lunettes !

A  17 ans, le voici  sur le toit d’Europe !

Nul ne peut bafouer un gamin de 16 ans dans une coupe d’Europe de football, telle est désormais une loi non écrite  qui tiendra longtemps dans les annales du footbal.!  Si tu l’attaque, c’est à tes risques, il contre attaque avec succès et tu es puni, humilié…. L’entraîneur français l’a appris à ses dépens. C’est ainsi que le gamin entonnait son récital par une feinte de corps  ponctuée d’une frappe lointaine enroulée qui prit en défaut magic Meghan, jusque-là irréprochable. Quelques minutes auparavant, Les Bleus de Deschamps entraîneur de l’équipe de France étaient bouche bé, quand Koundé leur défenseur en vogue a marqué contre son camp. Les défenseurs étaient jetés pour les joueurs français vices – champions du monde, éliminés en demi- finale et condamnés de suivre la suite de la compétition à la maison !

Lamine Yamal, malgré son âge, c’est l’intelligence du jeu. Deux « caviar » à Olmo en 1/4 de finale et en finale à destination de son ami Nico William, synonymes de buts, en disent long. Et c’est tout en  spontanéité, le plaisir de jouer typique à l’enfant. Dans ses interviews, il parle encore de sa maman qui empêche parfois son  enfant de se promener pieds nus:  » c’est avec elle que je parle de mes buts à la maison » a  t- il dit !

Peu importe sa précocité, des records s’enchaînent. Il est le plus jeune buteur de l’ histoire lors d’ un match de qualification- zone Euro, le plus jeune joueur à débuter en ligue de champion , le plus jeune joueur de l’ histoire à disputer et gagner  une finale de la Coupe d’ Europe, meilleur jeune joueur  de l’Euro 2024 Le quatari du Paris Saint Germain a mis sur table 250 millions Euro pour l’ acquisition de ce joyaux. Mais FC Barcelone plongé pourtant dans une situation financière difficile a décliné l’offre. Lamine Jamal n’est  point pour instant  sujet aux transactions. Il aurait été le joueur le plus cher de l’histoire du football, bien devant le brésilien Neymar lors de son départ  au Paris Saint Germain, à partir de Barcelone (222 millions Euro). Ce n’est que partie remise car dit-on, on ne prête qu’aux riches !

Les frères Williams de la famille des réfugies ghanéens reconvertis  champions d’Espagne et d’Europe !

« Si j’avais sû que j’étais enceinte, jamais je n’aurais  accepté de quitter le Ghana et  suivre mon mari dans un long périple harassant et risqué afin d’atteindre l’Espagne notre pays d’accueil! C’est la force du destin car dame chance a été de notre côté ». Tel  est l’aveu de la mère des frères Williams ( Nico et Inaki) dans sa conversation, lorsqu’ elle les voit s’ embrasser, ravie, après la victoire de ses enfants évoluant au sein de l’Athletico Bilbao vainqueur de la Coupe du Roi  (Copa del Rey) au dépens de Mallorca,  quarante ans plus tard après le premier du succès du club en 1984 devant FC Barcelone. Les deux frères Williams n’étaient pas encore nés. Ils sont tous nés en Espagne. Nico a vu le jour en 2002  tandis que son frère aîné Inaki naquit en 1994. C’est peu de temps après  la sortie de la prison de leurs parents où ils avaient été gardés, une fois franchis  le sol espagnol. La chance leur a sourit lorsque une « âme » charitable basque les tire d’embarras, leur accordant une aide afin d’avoir le permis séjour et s’installer à Bilbao. Les portes étaient ouvertes pour les enfants doués balle au pied. Petit à petit, Ils  tapaient  dans l’œil  les entraîneurs locaux et  étaient  tous appelés dans leur adolescence en  sélections nationales espoirs. Si Inaki choisit peu après de défendre les couleurs du Ghana  » les Blacks Stars », Nico gagna sa place dans l’Equipe espagnole avec succès retentissant, vainqueur de la Coupe d’ Europe voici quelques heures  passées !

Avoir des parents audacieux et solidaires,  c’est une force immense dans la vie pour les enfants. Les frères Williams en sont témoins !