Un stage de niveau 1 à l’ intention des entraîneurs de cette discipline sportive se déroule du 7 au 12 Janvier 2019 sous les instructions théoriques et pratiques de l’expert Cubain Maren Delis Juan Louis.
En partenariat du Comité National Olympique (CNO), la Fédération Burundaise des Luttes Associées organise une semaine de recyclage dans le but de développer la pratique de ce sport au Burundi. L’enthousiasme des participants est tellement intense que parmi eux, une femme enceinte n’a pas voulu rater pour rien au monde les techniques dont elle toujours souhaité apprendre. Heureusement pour elle, elle pourra suivre la partie théorique de ce stage mais pour la sécurité de l’enfant qu’elle porte, les exercices pratiques sur tatamis du Judo Sport Center vont lui manquer.
C’est dans le but de vulgariser les luttes associées sur toute l’étendue du territoire national que ce stage a été organisé avec le soutien de la solidarité olympique et de l’union mondiale de la Lutte, United World Wresling en anglais.
Au menu de ce stage
Alfred Nimbona, secrétaire général de la fédération des Luttes associées du Burundi prévient que le programme est chargé. Au menu : diagnostiquer les participants qui sont venus des provinces de l’intérieur du pays et échanger sur la vie de leurs clubs, faire l’introduction de la préparation technique de base en matière de lutte, les règles basiques de l’arbitrage et le coaching ainsi que les principes fondamentaux d’entraînements tant individuels que collectifs. Un examen théorique sera effectué pour évaluer le niveau des participants suivant les règles de la lutte. Ceux qui se seront mieux classés pourront poursuivre avec les stages de niveaux 2 et 3.

De la lutte traditionnelle à l’olympique
Selon Alfred Nimbona, la lutte a été pratiquée au Burundi depuis très longtemps sous forme traditionnelle. Un auteur d’un certain âge affirme d’ailleurs que les jeunes ont toujours livré des parties de lutte pour prouver leur bravoure surtout en matière de combats. M. Nimbona explique que dans la lutte associée, certaines techniques de la lutte traditionnelle reviennent mais c’est les règles internationales qui déterminent actuellement la pratique de ce sport. Depuis la naissance de la fédération Burundaise des Luttes associées en février 2012, 8 médailles ont été récoltées : une médaille d’argent remportée au Madagascar en 2013, 2 médailles une en Or et une autre en Argent récoltées en 2014 au Tchad, une médaille de Bronze obtenue en Egypte ainsi qu’une médaille d’Argent décrochée au Maroc.
Joindre la théorie à la pratique
Pour Cédric Nimpagaritse, initiateur du club AJS Team, les attentes de la fédération à l’issue de ce stage sont de rehausser le niveau de la lutte sur le plan national afin d’améliorer les performances des athlètes lors des compétitions internationales. Ayant déjà participé à d’autres stages d’un certain niveau, il suggère aux participants de tirer profit des techniques apprises pour développer le niveau des combats dans leurs clubs. M. Nimpagaritse se rappelle d’un stage pareil qui avait eu lieu dans le passée mais les participants qui n’avaient jamais pratiqué la lutte n’ont pas pu transmettre convenablement les notions acquises. « C’est pour cela que j’invite les stagiaires à s’imprégner d’abord des techniques qu’ils vont apprendre pour les inculquer à leurs disciples qui pourront s’imposer aux combats », conclut-il.
Pour le moment, 12 clubs sont déjà agréés par la fédération, 18 ont déposé des dossiers de demande d’adhésion et d’autres sont entrain de naître notamment 3 nouveaux en province deRuyigi.
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Par Thierry Niyungeko

